Trilinguisme & Culture

Les langues enseignées : pourquoi ce choix

La scolarité se fera en 3 langues : Anglais, Mandarin et Français. Les enfants arrivants en cours de cursus pourront bénéficier d’un programme de renforcement linguistique au démarrage.

Ce choix s’est opéré selon 3 critères

  • Culturel : Ouverture au monde
    • Le français langue cultivée, langue de la diplomatie
    • L’anglais langue d’échange international, langue des sciences et de l’informatique
    • S’ouvrir sur la culture extrême orientale chinoise
  • Linguistique
    • Maintenir éveillées les capacités linguistiques des enfants
    • Pour maitriser l’anglais au baccalauréat et à l’université, il est conseillé de débuter dès le plus jeune âge
    • Elargir la base linguistique permettant plus tard d’aller si nécessaire vers d’autres langues
  • Utilité dans le monde universitaire et professionnel
    • Préparer à l’Europe
    • Les Etats unis, un partenaire économique de taille
    • A l’aire où la chine est l’étoile montante sur la scène internationale

La capacité précoce d’apprentissage des langues

L’importance de l’âge du début de l’apprentissage

Afin d’atteindre la maitrise simultanée de plusieurs langues, de nombreux linguistes parlent d’une exposition à une seconde langue dès la naissance comme c’est le cas pour les enfants nés de couples mixtes. La recherche montre que les deux langues maternelles ne se disputent pas le même espace dans le cerveau. Il s’agit plutôt de la construction d’une capacité linguistique à deux ou trois volets. Les structures du cerveau du jeune enfant sont flexibles lui permettant d’apprendre deux ou trois langues, et ce, jusqu’à l’âge de 7 ans. Cette construction se fait en parallèle avec le développement cognitif général.

Puis les facultés pour un vrai bilinguisme commencent à régresser et au-delà de 12 ans, la perte est irréversible. De plus, un autre phénomène vient majorer la difficulté lors de l’apprentissage d’une langue, c’est la peur de l’erreur.

Sur un plan procédural pour l’intelligence, avant sept ans, c’est le langage comme faculté que l’enfant découvre et construit. Passé l’âge critique de 7ans où débute la régression de cette capacité, et surtout de 12ans, l’acquisition d’une nouvelle langue relève d’un autre processus et doit faire le détour par la langue maternelle. Ainsi, une première implication est que, pour arriver à un bilinguisme réussi et équilibré, les deux langues de l’enfant se doivent d’être présentes dès le plus jeune âge, soit en naissant au sein d’un couple mixte ce qui relève du hasard, soit en bénéficiant d’un apprentissage dès l’école maternelle.

Les avantages et intérêts du trilinguisme précoce

Qu’est-ce que le trilinguisme par immersion précoce: Si le trilinguisme est la capacité à parler 3 langues, le trilinguisme précoce – qui découle d’une éducation trilingue par immersion précoce – aboutit à une compétence beaucoup plus globale.

Citations de linguistes

Du modèle linguistique

« Le bilingue précoce a une possession parfaite des deux langues parce qu’il n’est pas en activité de traduction permanente. Ceci a pour effet, une bien plus grande capacité … à connaître la langue, et … elle a une plus grande permanence avec l’âge (qu’un autre type d’apprentissage des langues)» [C. Hagège – Conférence sur le bilinguisme précoce].

Des sonorités et de l’accent

Le bilingue précoce maîtrise aussi plus de consonnes que le monolingue dont l’oreille perd peu à peu la capacité à distinguer d’autres sonorités que celles de sa langue natale. De plus, les bases linguistiques acquises par le bilingue – et a fortiori le trilingue – peuvent être mobilisées pour apprendre, en cas de besoin, d’autres langues en ayant recours aux strates antérieures d’acquisition du langage [Jean-Michel Robert].

De l’utilité des capacités du jeune enfant à apprendre des langues éloignées

« L’appropriation d’une langue proche demande un investissement infiniment moindre que celle d’une langue éloignée » [Jean-Michel Robert], soit à contrario, l’apprentissage d’une langue nécessite donc un investissement plus important si elle est éloignée. (L’acquisition d’une langue éloignée du français dans la classification des langues –  va bénéficier de la capacité du jeune enfant à apprendre les langues moins difficilement, qu’un adolescent ou un adulte).

Des facilités à apprendre les langues

Grâce à des  phénomènes de transferts et de repérages systémiques, les compétences à développer dans les langues suivantes sont moindres que lors de l’apprentissage des premières permettant une généralisation au bout de trois à quatre langues [C. Hagège]

Aider à la création d’un capital linguistique – vers l’émergence d’une compétence linguistique tardive

Concernant le bilinguisme français-anglais, conscients de cet enjeu pour tous, l’anglais comme le français ont une importante quotité de temps d’enseignement. L’anglais sert également de langue d’enseignement pour les sciences expérimentales et l’histoire-géographie sauf pour l’histoire de France qui est enseignée en français. De plus le vocabulaire correspondant à ces 2 disciplines est revu-révisé en français afin de l’intégrer aux bases de connaissances générales des élèves dans les 2 langues.

Toutefois nous sommes allées plus loin dans notre réflexion afin d’offrir aux enfants, l’opportunité de créer un véritable capital linguistique de départ (utilisant la capacité des jeunes enfants à apprendre les langues), en apprenant une langue supplémentaire, le mandarin.

L’apprentissage d’une 3ème langue, à la fois d’intérêt sur le plan international, et à la fois éloignée des 2 premières dans la classification des langues permet d’élargir le champ linguistique acquis, et donc le capital sur lequel pourra se baser le point suivant.

La préparation à une compétence plus tardive d’apprentissage des langues, leur permettant au besoin d’apprendre plus facilement d’autres langues quand ils seront plus grands, grâce à 3 mécanismes:

Soutien, motivation, et plasticité cérébrale

L’apprentissage de 3 langues favorise le maintien de la plasticité cérébrale et un nombre plus important de sonorités de façon durable. De plus, le fait de connaitre plusieurs langues accroît la motivation et le sentiment de compétence.

Capital linguistique de départ et proximité linguistique

Cette compétence tardive d’apprentissage des langues est d’autant plus activée, que les enfants sont déjà bi ou trilingues précoces, et que la langue à acquérir est proche d’une des langues déjà maîtrisée (comme l’espagnol par rapport au français qui sont 2 langues romanes par exemple…)

Généralisation systématisation

Des mécanismes de généralisation et de systématisation d’apprentissage des langues qui se mettent en place à partir de 3 à 4 langues apprises.